Eric LaVALETTE

 

CONCERT DE SOUTIEN A LA
NOUVELLE ORLEANS

 
Les Marins d'Eau Douce - Ramonville (31) - le 29/09/2005
par Eric LaVALETTE

18H30, j'arrive aux Marins d'Eau Douce, Xavier DUCRET de la Cav' à Jazz, organisateur de la soirée est en pleine effervescence, lui qui a dit "oui" à la première seconde lorsque nous avons parlé du projet. L'autre Xavier est à la console et SAMPAÏ est en pleine balance. En les voyant, je reconnais quelques visages : Roger LEPREUX (claviers), que j'avais croisé sur le festival de guitare d'Aucamville alors que je jouais avec GRANDUCA et que je rencontre régulièrement dans les concerts, le guitariste, avec lequel j'avais fait le bœuf sur un concert de Daniel ANTOINE (The Commitments) alors que j'étais invité sur une date au Mandala à Toulouse.

Les salutations et les présentations faîtes, je retrouve mes compagnons, Olivier, Tristan, Greg et... El Rubio (GRANDUCA, Rosemary's Babies) à la batterie, qui remplace ce soir Michel LORENZO (Fly & The Tox) parti pour d'autres horizons musicaux. On balance un peu, manière de tester la salle que nous connaissons bien pour y avoir joué déjà deux fois, allez ça ira, on laisse la place à NICOLAS (Fly & The Tox) qui, à son habitude jouera seul et nous rejoindra pour le final.
Les balances sont bouclées, BIGSBY et AWEK n'en feront pas, il est temps de passer à table, surtout que Gégène, le patron nous a concocté un magnifique jambalaya, la paella façon Nouvelle Orléans.

Les musiciens, toujours affamés, se précipitent autour de la table d'une longueur impressionnante vu le nombre de bluesmen au mètre carré. Pour ma part, je ne mange jamais avant de jouer, Nicolas est dans le même cas, ce qui ne l'empêchera pas de se rattraper à l'issue de son set. On parle Blues, matériel, mais aussi de Katrina, l'ouragan qui nous a réunis ce soir, on choisi les morceaux à jouer en fin de concert. Je fais un petit tour de table, tout va bien ? On se croirait à un mariage, sauf que ce soir ce sont cinq groupes qui s'unissent pour essayer de récolter des fonds pour l'hôpital des musiciens de la Nouvelle Orléans, on est tous dans le même camp et ça se sent, l'ambiance est bon enfant, on échange, on se découvre, pour ma part j'avais partagé l'affiche avec BIGSBY et AWEK en août 2004 lors de notre tout premier concert au festival de Ségoufielle mais ce soir là, la concentration et une certaine appréhension avaient pris le pas sur la communication, qu'à cela ne tienne, mieux vaut tard que jamais, tonight's the night !

21H30, le public prend possession des lieux, une centaine de personnes a répondu à notre appel, sur le grand escalier qui mène aux deuxième niveau qui nous sert de quartier général, tous les musiciens prennent la pose pour immortaliser l'événement (photo). Le concert peut commencer.

NICOLAS entre en scène, seul avec sa guitare, sa grande carcasse et sa voix à donner le frisson à un loup garou.

 

J'ai beau connaître par cœur son répertoire, à chaque fois il m'étonne et je ne suis pas le seul, Tristan, mon fils et second guitariste, Joël FERRON et Olivier ROUMY, respectivement bassistes d'AWEK et du ELB sont sous le charme. Pour ma part je craque pour la version de "Blackbird" de Lennon / Mc Cartney qui aurait transité par Kingston.

C'est au tour de SAMPAÏ, leur répertoire, assez éclectique, tourne bien, allant de Lynyrd Skynyrd à ZZ Top avec un arrière goût de Chris Rea ou de J.J. Cale, le tout servi par une guitare blues agréablement teintée de jazz.

BIGSBY BLUES BAND, les guitares affûtées entrent en scène et là c'est un festival de chorus distillés par Thierry et Phil soutenus par une section rythmique redoutable et toujours Roger LEPREUX de SAMPAÏ qui ne quittera la scène qu'à l'occasion de notre prestation mais pour mieux revenir pour le bœuf final.

Le niveau sonore est monté de plusieurs crans et AWEK sur scène, en compagnie de Stéphane BERTOLINO, harmoniciste de talent s'il en est, invité permanent du groupe il porte ici le petit instrument à un niveau supérieur comme le fera son confrère Greg LAMAZERES lors du set de votre serviteur. Le show est plus que rôdé par les nombreux concerts effectués tout au long de l'année. Dès les premières chansons, Bernard SELLAM et ses acolytes mettent le public de leur côté et nous avec.

Arrive notre tour, le ERIC LaVALETTE BAND, je n'ai toujours pas mangé mais j'ai bien goûté le rhum arrangé de Gégène, il est tard mais l'excitation est là, en plus c'est pour la bonne cause. Après les remerciements qui s'imposaient, c'est parti ! (photo)
El Rubio n'a eu qu'une répétition pour se mettre les parties de batterie dans les baguettes, il s'en sort bien le bougre, il faut dire qu'on se connaît de longue date. Nous terminons le set, comme à notre habitude par "The Hoochie Coochie Man" de Dixon / Waters, j'entends la voix de Nicolas qui hurle durant l'intro, 3 chorus plus tard... mince c'est déjà fini, 35 minutes c'est court !

Non, il y a encore le bœuf, NICOLAS, Bernard SELLAM d'AWEK et Roger LEPREUX (le retour !) de SAMPAÏ nous rejoignent sur scène... "If the sea was whisky..." et pour finir, NICOLAS a la bonne idée d'entonner "Travailler c'est trop dur" de Zachary Richard, je le suis, on ne pouvait rêver d'un meilleur final. (photo)

Les quelques centaines d'euros récoltés ce soir là iront directement au New Orleans musician's clinic, de l'argent qui en plus, a pris une valeur supplémentaire, la valeur du cœur et de la solidarité.
Merci à tous, et même si il n'y a pas d'ouragan en vue, c'est quand vous voulez.

  • ERIC LaVALETTE le 03/10/2005

   
 
www.ericlavalette.com