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No land's man
- Chronique d'une réalisation par Eric LaValette - septembre 2007 |
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Août
2006...
Notre première démo "Next round" datait de 2004,
après avoir passé les deux dernières années à écumer les
clubs et quelques festivals, le temps était venu d'enregistrer
de nouveaux titres, certains faisant déjà partie de notre
répertoire, d'autres, n'étant encore qu'à l'état
d'embryon.
Comme pour le premier opus, ce nouveau CD serait enregistré
chez moi, sur mon PC, ce que nous ne savions pas, c'est que ce
deuxième disque prendrait deux fois plus de temps à réaliser
que le premier. En effet, "Next round" avait été
fait en quatre mois par Greg (harmo) Tristan (harmo) et moi-même (gtr, vcls,
bss, drms, kbds), la réalisation de "No land's man" a
duré plus de huit mois en faisant intervenir une dizaine de
personnes.
Pourquoi tant de temps, tout simplement parce que la majorité
des titres a été composée lors des séances, c'est à dire
au jour le jour.
voir la video
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Mister
cashier...
Ce titre qui ouvre l'album, faisait déjà partie de notre
set-list depuis quasiment le début de nos aventures, j'avais
commencé à travailler dessus un an et demi auparavant, j'en ai
profité pour refaire quelques parties de guitares entièrement
jouées sur ma strat 76 et toute la
piste voix. La version studio reste fidèle à l'esprit de la
version live, un classique du groupe.
It's a real
thrill...
Composé peu après le premier album et juste avant notre
premier concert au festival de Ségoufielle, ce titre est un
dialogue permanent entre la guitare (telecaster 78) et l'harmonica, là encore,
nous nous sommes inspirés le plus possible de la version live,
tout en lui donnant une couleur particulière grâce au Dobro
(Johnson) qui vient en appui rythmique.
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Tell me...
C'est l'exemple type du morceau totalement élaboré en studio.
Tout est parti de la ligne de basse, enregistrée quelques mois
auparavant sur mon dictaphone et qui est devenue le fil rouge de
la chanson grâce au toucher unique d'Olivier Roumy, associé à
un magnifique chorus d'harmonica chromatique de Greg Lamazères
(photo ci-contre) qui donne une couleur légèrement jazzy au morceau.
"Don't
tell me she don't love me no more,
Nobody knows what it's like, that's for sure." |
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Railroad
tracks Blues...
A l'origine, ce morceau est un titre acoustique que je joue au
ukulélé (voir plus bas). Devant la difficulté à obtenir un
son acoustique correct sur certaines scènes, nous en avons fait
une version électrique, très rock 'n' roll. Le problème c'est
que nous adorons jouer les deux versions, nous n'avons pas
résisté à l'envie de les faire figurer toutes les deux sur le
CD.
Toutes les parties guitare ont été jouées sur ma Stratocaster
76, idéale pour ce type de rythmiques rock 'n' roll.
"Well I just got paid
and the train is gone away
Tell my little woman I'll be next to her today." |
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The
apple tree...
Encore un titre composé durant les séances, l'idée première
était le thème slide/harmonica à l'unisson, la chanson a
été faite autour, avec un texte en forme de parabole sur les
choses essentielles à préserver absolument.
Nous avons joué ce titre sur scène et nous l'avons diffusé en
radio, le public à l'air de l'apprécier autant que nous
prenons du plaisir à le jouer, je pense qu'il va figurer en
tête de liste de notre "top songs".
"Fruits, to keep from hunger /
A shelter against the rain
Wood, to feed the fire / A liquor to cure the pain" |
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I
know you...
Composé entre nos deux premiers albums, nous avons utilisé une
boucle de batterie qui revient régulièrement dans le morceau
afin d'appuyer le thème à la slide joué sur ma Telecaster de
78.
C'est un des titres les plus rock de notre répertoire que nous
avons agrémenté d'une rythmique acoustique jouée par mon fils
Morgan (photo ci-contre), lequel a également tenu le rôle d'assistant à la
prise de son de mes parties de guitares acoustiques.
voir
la video
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A
world on a mountain...
Le riff de ce titre m'a été inspiré par Tristan, mon fils aîné
qui joue régulièrement sur scène avec nous.
J'avais la volonté d'enregistrer un titre acoustique au Dobro et ce thème convenait parfaitement à ce que je
voulais.
Je souhaitais faire intervenir des instruments traditionnels,
d'où la participation de Marc "MAO" Oriol et de son
berimbau (voir photo ci-contre) qui malgré des origines
africaines et sud américaines, s'intègre parfaitement dans cet
univers Blues tout comme le sample de tabla grave indien qui
rythme la chanson.
Au niveau de la basse nous
avons joué la carte de la sobriété pour mieux la mettre en
valeur dans le chorus de slide du milieu, joué sur ma
Telecaster 78.
Greg, pour sa part a simplement utilisé un de ses harmonicas
diatonique en son clair juste devant un micro.
Les choeurs ont été assurés par ma sœur Laurence (voir photo
ci-contre) et moi-même, jusqu'à présent nous n'avions jamais
rien fait de sérieux ensemble au niveau musical, à part
quelques jams en soirées, je pense que l'expérience sera
renouvelée.
"Then
came the fire, then came the pain
The mountain turned to red" |
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From
right and wrong...
C'est le deuxième titre inspiré par Tristan (voir
photo ci-contre) qui joue
d'ailleurs le chorus final sur sa Lespaul.
Un boogie-blues relativement classique pour lequel j'ai utilisé
ma Strat 76, ma Tele 78 et mon Dobro Johnson pour les
rythmiques, le chorus de slide étant joué sur la réédition Danelectro U2
56 pro que je venais juste d'acquérir.
"No
need to run, no need to hide
Just wanna know from right and wrong." |
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Sweet girly name...
Ce titre raconte l'histoire d'une victime de l'ouragan Katrina,
un clin d'œil au concert de soutien que nous avions organisé
avec plusieurs groupes toulousains.
Ce titre est brut de forge, juste ma Strat, la basse, la
batterie, pas de re-recording, les voix et l'harmonica par
dessus... simple mais efficace.
"Crawling
like a reptile, swimming like a rat,
I'm really not in style like an old wet cat..." |
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Railroad
tracks Blues...
Voici donc la version acoustique et originale de ce titre.
Nous avons fait appel à notre ami El Rubio au washboard (voir
photo ci-contre) avec
lequel j'ai si souvent joué depuis de nombreuses années et qui
joue de la batterie avec nous régulièrement.
J'ai également pris un réel plaisir à tripler ma voix afin de
réaliser ces harmonies dans le style "bluegrass" dans
le refrain.
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Marcus (Marc
Lamy)...
Le seul non-musicien de la troupe mais tellement indispensable
à la bonne marche du groupe, il fait partie de l'aventure
depuis le début, toujours prêt à faire avancer la machine.
A la fois producteur, manager, photographe, vidéaste, régisseur, c'est
plus qu'un ami, il fait partie de la famille dans tous les sens
du terme.
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Vénus...
Ca c'est Vénus, le chat de Morgan qui passe devant
un de mes amplis et qui nous a accompagnés
et supportés durant une bonne partie de l'enregistrement.
L'album a provisoirement porté son nom avant de s'intituler
définitivement "No Land's Man" pour sa sortie en
septembre 2007 chez Alien prod.
voir
la video Eric LaValette -
septembre 2007
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Presse...
"Artiste audacieux mais
discipliné, Eric Lavalette nous offre ici un premier album
remarquable."
Backstage
www.backstageradionews.c.la
"Leur "No Land’s Man" n’a pas
grand chose à se reprocher tant dans le volume que dans les
arrangements, c’est l’intelligence globale de l’ouvrage qui est
la plus marquante tant on comprend dès la première écoute que le
groupe est à son sommet et que ses membres on véritablement pris
leur pied à enregistrer la dizaine de titres personnels qui nous
est proposée."
Fred Delforge
Zicazic
"Du Blues inspiré au Rock
trempé d'électricité, Eric Lavalette nous montre la voie du
Blues Rock Toulousain et défend haut et fort les couleurs du Sud
Ouest."
Xavier Boulanger
Baker Street
"La guitare est rageuse
souvent, délicate parfois, et les descentes de manche sont
finement menées. La rythmique est carrée, efficace. Quant au
chant en anglais, il est tout à fait honorable, loin du yaourt
que nous donne à boire certains autres groupes français."
Jacques Lerognon
www.nouvelle-vague.com
"Donc une bonne voix, mais
également un jeu de guitare qui ne laisse pas insensible, que ce
soit en électrique, acoustique ou bien en slide. D'ailleurs ce
n'est pas par hasard qu'Eric Lavalette Band s'est retrouvé
finaliste du tremplin Blues sur Seine."
Christian Le Morvan
Blues Magazine n°48 |
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